« On ne peut pas accueillir toute la misère du monde »

En finir avec une sentence de mort

Pierre Tevanian

Jean-Charles Stevens

 

« On ne peut pas accueillir toute la misère du monde » : qui n’a jamais entendu cette phrase au statut presque proverbial, énoncée toujours pour justifier le repli, la restriction, la fin de non-recevoir et la répression ? Dix mots qui tombent comme un couperet, et qui sont devenus l’horizon indépassable de tout débat « raisonnable » sur les migrations. Comment y répondre ? C’est toute la question de cet essai incisif, qui propose une lecture critique, mot à mot, de cette sentence, afin de pointer et réfuter les sophismes et les contre-vérités qui la sous-tendent. Arguments, chiffres et références à l’appui, il s’agit en somme de déconstruire et de défaire une « xénophobie autorisée », mais aussi de réaffirmer la nécessité de l’hospitalité.

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5.00

Description

Sortie : 1er septembre 2022
80 pages
Nombre d’illustrations :
N° ISBN : 978-2-38191-056-7

Version numérique : 3,49 €
ISBN : 978-2-38191-057-4

Table des matières

Une sentence de mort

« On »/« Nous »

« Ne peut pas »

« Accueillir »

« Toute »

« La misère du monde »

Pour l’hospitalité

 

Nouveaux permis de séjour délivrés dans l’UE en 2018

Nombre de permis de séjour délivrés pour la première fois dans l’UE (2011-2020)

Pour aller plus loin

Remerciements

Biographie des auteurs

L’avis des libraires

« Indispensable, achetez-le ! » Aurélie Garreau, Le Monte-en-l’air, Paris

« Ça y est LE livre de la rentrée est arrivé. C’est un tout petit livre à 5 euros. « On ne peut pas accueillir toute la misère du monde ». En finir avec une sentence de mort est pour toutes celles et ceux que cette phrase, entendue à propos de l’accueil de l’immigration, a un jour fait bouillir de rage. C’est de l’outillage pour la pensée, c’est affûté, frondeur, indestructible. » Andreas Lemaire, Librairie Myriagone, Angers

« Encore un texte brillant, outil formidable pour comprendre le monde et mettre en lumière ses contradictions qui toujours écrasent les plus faibles. Et toujours les formidables éditions Anamosa qui offrent aux auteurices la place pour écrire, pour dire nos sociétés et en disséquer les mécanismes, qui ont cette qualité non négligeable d’une ligne éditoriale cohérente, exigeante, à hauteur de toustes, d’une finesse rare, ce qui entre nous soit dit, mérite d’être souligné. » Anaïs Ballin, Bruxelles

« On ne peut pas accueillir toute la misère du monde… mais quand on veut, on peut ! En déconstruisant cette terrible sentence, Pierre Tevanian et Jean-Charles Stevens nous proposent une autre vision du monde où la solidarité aurait enfin toute sa place. Un livre à partager, assurément ! » Emmanuel Languille, Fnac Nantes

« Un texte court et efficace qui remet les pendules à l’heure. » Morgane Nedelec, Librairie Nordest, Paris

« Petit essai d’à peine 5 euros (vous pouvez l’offrir à tous ceux qui disent encore « mais cette phrase a été amputée de sa fin ») qui est une forte analyse sémantique de cette phrase prononcée par Michel Rocard en 1989 et à plusieurs reprises. Pierre Tevanian et Jean-Charles Stevens interrogent notre humanité, notre capacité  » à défaire ces esquives qui nous déconnectent de nos propres affects et de notre propre capacité de penser « .
C’est brillantissime, comme très souvent avec Pierre Tevanian. » Sabrina Buferne, Librairie Les Traversées, Paris

« Bon zut, aujourd’hui, c’est rentrée litt et tu devrais causer romans, clamer ton enthousiasme de lecteur pour « Les marins ne savent pas nager » de Dominique Scali à la Peuplade, « Fantaisies guérillères » de Guillaume Lebrun chez Bourgois ou « Supermarché » de José Falero chez Métailié… Mais non, tu as juste envie pourtant de montrer la couverture, en elle-même si parlante, de ce tout petit opuscule publié chez Anamosa, un texte qui a le mérite d’interroger l’impensé d’un agaçant cliché, une phrase sans arrêt reprise depuis Michel Rocard pour nous empêcher de voir la réalité des migrations et l’indécence de notre rejet de l’autre, l’un de ces propos de fausses évidences brandis comme obstacle à notre regard et à notre réflexion, une sentence-bouclier pour juguler l’émotion et le désir d’hospitalité. Pierre Tevanian et Jean-Charles Stevens dissèquent, mot par mot, avec rigueur et en s’appuyant sur les faits et les chiffres de l’actualité du mouvement migratoire, cet aphorisme-piège, montrant comment derrière le « sens commun » dont cette phrase serait l’expression se cachent xénophobie et mépris, comment une telle « sentence de mort » prétend justifier la « stratégie du laisser-mourir en mer » et la multiplication des violences, humiliations et chicaneries administratives, subies par les migrants quand ils arrivent chez nous… Un petit texte à garder en mémoire pour contrer tous les pseudo-arguments, un livre à mettre entre toutes les mains de nos dirigeants et représentants… Ah, j’entends des ricanements… ah bon, vous vous demandez s’ils lisent encore ? Petits insolents ! » Vincent Gloeckler, Librairie Lafontaine, Privas

« Un texte instructif, pédagogique et sourcé, qui dénonce la xénophobie sous-tendue par cette sentence et rappelle la réalité de la question et des enjeux migratoires. » Mylène Ribereau, Librairie Georges, Talence

La presse en parle

Bibliothèque Fahrenheit

Le Mag du Ciné

Politikon

« En détissant, mot après mot, « la phrase “on ne peut pas accueillir toute la misère du monde” » pour mieux démontrer qu’elle « est bel et bien xénophobe », en montrant pour ce qu’elle est une propagande qui « contient en germe d’autres types de violence » contre les migrant.es, en nous exhortant enfin à opter toujours « pour l’hospitalité », Pierre Tevanian et Jean-Charles Stevens nous rappellent et nous
rendent, nous aussi, à cette estime de soi : leur livre est ainsi un cadeau, en même temps qu’un antidote aux poisons de l’époque. » Sébastien Fontenelle, Politis

« ce livre ne doit pas être rangé dans les bibliothèques. Il doit être transmis de main en main, brandi partout où il doit l’être » Adrien Meignan, Un dernier livre avant la fin du monde